Internet et protection de l’enfance - Recommandations à l’attention du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Lorsque les enfants découvrent internet, de nombreuses questions surgissent : mon enfant risque t-il de communiquer avec un pédophile ? Peut-il devenir accro aux écrans ? Comment le protéger ? Les filtres sont-ils efficaces ?

La Coordination de l’Aide aux Victimes de maltraitance est souvent interpellée sur cette thématique par les familles, les intervenants et les mandataires. Sur base de ces questions, de différentes rencontres d’experts et de représentant des administrations et à la suite d’une étude menée par Pascal Minotte, la Coordination a présenté ses recommandations aux parlementaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles ce 31 mai 2012 dans le cadre d'une réunion conjointe des commissions de l'Education, de la Culture et de la Jeunesse et de l'Aide à la jeunesse, présidée par le député Yves Reinkin.

 

  Internet et protection de l’enfance Recommandations à l’attention du Parlement
de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Mai 2012

 

La Coordination de l’aide aux victimes de maltraitance est souvent interpellée par des mandataires, des intervenants, les familles afin de réfléchir aux modalités de prévention. Comme on le verra, la meilleure prévention aux risques d’Internet réside dans son apprentissage et sa promotion selon trois axes[1].
 

  1. Bannir les démarches anxiogènes
  2. Promouvoir Internet comme outil de développement de l’enfant
  3. Assurer une prévention dédramatisée

 

 

Axe 1
Bannir les démarches anxiogènes

Tous les parents sont préoccupés des risques que rencontrent leurs enfants. Que ce soit sur Internet ou en traversant la rue. Certains parents sont plus inquiets que d’autres, cette inquiétude peut nuire au développement de l’enfant, à sa progressive et indispensable séparation de son milieu. C’est la raison pour laquelle les informations qui mettent en avant les risques viennent alimenter leur angoisse et sont nocives à la croissance de leurs enfants.

La crainte devant l’inconnu d’une technologie mystérieuse et non maitrisée amène de nombreux adultes à s’inquiéter et à demander des informations, par exemple dans le cadre d’associations de parent. Une des réponses trop souvent apportée relève des démarches qui se dénomment « Safe Internet » et qui nous semblent contre productives.

Tout d’abord, campagnes et actions « Safe Internet » induisent qu’Internet est « unsafe » si l’on n’y prend garde. Ceci augmente l’angoisse de parents déjà inquiets devant une technologie qu’ils comprennent mal.

De tout temps, les adultes ont été amenés à introduire les enfants au monde et à ses dangers. Comme dans tout domaine, l’éducation de nos enfants est un apprentissage des risques de la vie : « Si tu t’approches du feu, tu risques de te brûler. Regarde avant de traverser la rue… » . Mais chacun sait que ce n’est pas en étant mis sous cloche qu’un enfant devient un adulte. Même si, en tant que parent, on le souhaiterait parfois.

En mettant l’accent sur le risque, cette orientation manque le coche de l’extraordinaire outil d’apprentissage qu’est Internet. L’engouement qu’il suscite offre un puissant levier pour faire réfléchir à bien des thèmes relevant de l’apprentissage à la citoyenneté, à l’éducation, aux médias, à l’éveil de l’esprit critique : la liberté de parole, la représentativité, la séparation vie privée / vie publique, le recoupement des sources, le lobbying, le droit à l’image, ...

Dans un avenir proche, chaque écolier aura son ardoise électronique. Plutôt que de créer des programmes spécifiques sur les dangers d’Internet, nous pensons préférable que parents et enseignants mettent en place des programmes qui prennent en compte Internet (ses avantages et ses risques) dans le cadre des activités scolaires classiques.

De plus, si l’adulte persiste à assimiler internet à un environnement dangereux et mauvais, l’enfant qui aurait été confronté à des contenus qui le mettent mal à l’aise sera plus en peine de se confier. Il risque de se sentir en faute ou honteux d’avoir été sur le web et éprouvera d’autant plus de difficultés à aborder la discussion avec un adulte. Cette démarche vient alors opérer une fracture au détriment d’un climat de confiance entre les enfants et les adultes chargés de les protéger.

De manière générale, tant dans l’information relative à Internet que dans la prévention en général il est avéré que les actions qui relèvent de la culture de la peur  entraînent des effets pervers dommageables au développement des enfants.

 

Axe 2
Promouvoir Internet comme outil de développement de l’enfant

De nombreux pédagogues ont montré les vertus d’Internet en termes d’éducation ou d’apprentissage à la citoyenneté, nous n’aborderons pas ces points ici.

Nous évoquerons plutôt en quoi Internet offre des avantages sur le plan du développement de l’enfant. Dans sa vie quotidienne, ce n’est pas les avertissements qui aident l’enfant ou l’adolescent à se protéger d’abus mais c’est plutôt la construction de son intimité, l’éveil de son esprit critique et l’étayage de son estime de soi. Internet peut y contribuer d’au moins trois[2] manières et mérite dès lors d’être fondamentalement intégré dans la scolarité.

 

1. Apprendre à différentier espace public et intime

Aujourd’hui les enfants grandissent dans un monde où sont constamment brouillés les repères entre vie intime et vie public. Brouillés par la téléréalité, par les médias, par des émissions où des personnalités politique parlent de leur vie personnelle et non de leur programme.

Dès lors que ces repères entre intimes et public sont brouillés, il est d’autant plus important d’essayer de les penser et les construire avec les enfants. Ceci peut être mené en famille ainsi qu’à l’école où internet peut s’avérer un moyen utile sur ce chemin, d’autant plus utile que beaucoup d’enfants risquent de s’engager dans la création de blog en croyant que ce sont des journaux intimes alors que sur internet rien n’est intime et tout est public..

 

2. Découvrir un monde où le savoir se construit

Internet représente un espace où le savoir se construit. Celui qui pose une question sur internet, reçoit plusieurs réponses, voire des réponses aux réponses. Ainsi, l’enfant s’aperçoit qu’internet est un peu l’image d’un savoir en construction où chacun peut apporter sa contribution, où les apports multiples se croisent, éventuellement se contredisent pour finalement aboutir à une construction. Toutes les activités de recherches et de décodage des médias éveillent l’esprit critique de l’enfant mais nécessite bien évidement l’accompagnement d’adultes.

 

3. Contribuer à l’estime de soi

Traditionnellement, l’école valorise un certain type d’apprentissage d’ordre verbal et, depuis toujours, des enfants étaient en souffrance car leurs compétences plutôt visuelles n’étaient pas reconnues. Internet offre un espace où textes et images se côtoient. Il est donc très important que l’école organise des moments au cours desquels les élèves ayant une compétence d’image et ceux qui ont une compétence de texte puissent travailler ensemble par exemple à la construction de sites, d’espace qui peuvent être des lieux d’échange, entre autres avec d’autres établissements scolaires.

Au delà de son intérêt pédagogique, ces éléments plaident en faveur de l’intégration d’Internet, dès le plus jeune âge, dans le milieu scolaire.

 

Axe 3
Assurer une prévention dédramatisée

Comme toute technologie, Internet comporte certains risques. Il est néanmoins nécessaire de les prendre en compte de manière mesurée, de séparer mythes et réalités.

A cette fin, nous reprenons les questions qui nous sont le plus souvent posées :

1. Mon enfant risque-t-il de tomber par hasard sur des images pédopornographiques ?

Non, les contenus pédopornographiques sont rares et d’accès extrêmement difficile. « Tomber ‘par hasard’ sur des contenus pédophiles de nos jours en surfant sur le web est une vaste plaisanterie, à moins que la nécrophilie ou la zoophilie ne fassent partie de vos recherches quotidiennes sur internet, cela n’a aucune chance de vous arriver ‘par hasard’, rappelle Fabrice Epelboin[3], qui donne également des éléments de compréhension indiquant à quel point la seule solution pour arrêter de tels criminels est de suivre la piste de l’argent, tout autre voie est considérée comme n’ayant aucune chance de succès.

2. Mon enfant risque-t-il de tomber par hasard sur des images pornographiques ?

Oui, nos enfants peuvent aisément être confrontés à des contenus pornographiques ou violents.

L’enfant ou l’adolescent est curieux de la sexualité et c’est bien normal. De tout temps, il a cherché des informations, des images… une manière de comprendre et maîtriser ce qui se passe dans son corps, ce qui l’attend. Cependant, avec Internet, non seulement les images émergent de l’extérieur plutôt que d’être « imaginées » mais de plus elles vont jusqu’à faire irruption indépendamment du fait qu’on les recherche. Ainsi, elles n’arrivent souvent pas en concordance avec le développement affectif de l’enfant. Le risque essentiel est que l’enfant croie que cette image de la sexualité correspond à la réalité, voire qu’il devra pratiquer « tout cela » pour être dans la norme.

Comment penser la prévention ?

On voit à quel point le décodage des médias tel qu’indiqué précédemment a toute son importance.

Une éducation sexuelle mais surtout affective au sein de la famille et avec des adultes qui favorisent le dialogue permet à l’enfant d’apprendre que sa vie amoureuse, notamment sexuelle, il devra l’inventer pas à pas avec celui ou celle qu’il choisira. Aborder ceci, avec pudeur, au travers des petits faits du quotidien reste la meilleure des préventions face à l’omniprésence d’une sexualité de consommation qui dépasse d’ailleurs Internet.

Mais d’autres « découvertes » peuvent poser problème au développement de l’enfant si elles ne sont pas accompagnées. Pensons à des images de violence gratuite qui, parce qu’elles embarrassent moins les adultes que le sexe, font l’objet d’encore moins de précaution. Là aussi, le décodage, le dialogue, l’explication restent les meilleurs outils éducatifs, tout en gardant à l’esprit qu’une image ou une séquence anodine pour l’adulte peut être troublante pour l’enfant et vice versa. D’où l’importance d’écouter celui-ci et de rester ouvert à ses questions.

3. Sur Internet, mon enfant risque-t-il d’être séduit, harcelé?

Sur Internet, le harcèlement revêt des réalités très différentes selon qu’il provienne du harcèlement (très rare) d’adultes ou quand il vient du fait d’autres adolescents.

3.1 Le harcèlement du fait d’adultes. Effectivement, certains adultes « draguent » des enfants ou des adolescents sur Internet[4]. Ces situations sont rares et le risque faible ; on a tendance à l’assimiler avec le fait que certains adultes visitent des sites pédophiles, ce qui est un tout autre problème.

Comment penser la prévention ?

Pour penser la prévention, nous pouvons nous baser sur les trois profils des jeunes mis en exergue pas les recherches[5]

  • Tout d‘abord, de nombreux jeunes dits « résilients » mettent un terme au contact dès que l’approche est considérée comme bizarre. Ils tendent à adopter des comportements qui les mettent en sécurité et ont des bases familiales qui peuvent être qualifiées de sécures.

  • Dans un second groupe, on retrouve les jeunes qui ont un grand besoin d’affection, d’attention et des difficultés dans les relations avec les parents. Ils sont dans une certaine recherche d’ « amour » en ligne, d’une véritable relation.

  • Dans le troisième groupe, nous retrouvons les jeunes qui se dirigent vers la « prise de risques ». Ce groupe recherche l’aventure, il s’agit de jeunes désinhibés, qui croient avoir le contrôle de la situation.

Ces trois profils montrent bien que la prévention sur Internet n’a rien de spécifique avec la prévention générale bien connue des acteurs de l’aide à la jeunesse. La prévention primaire en santé mentale doit donc rester généraliste et non spécifique (Internet, drogues, suicide, fugues...)

Un climat familial qui permet l’expression des joies ou des difficultés du quotidien offre la meilleure des préventions, il se construit dès le plus jeune âge (avant les difficultés propres de l’adolescence). Comme pour toutes ses découvertes, l’enfant attend des adultes un cadre rassurant et structurant qui lui permette de se créer des repères. Aider l’enfant à avoir confiance dans la manière dont il peut ressentir les relations et lui poser des limites, l’aider à construire son intimité, va l’aider dans toutes les rencontres qu’il sera amené à faire.

On l’a déjà indiqué, apprendre à distinguer le vrai du faux, la fiction de la réalité commence dès le plus jeune âge, en décodant les flux d’informations et de publicité qui sont déversés par les médias. De là, il n’y a qu’un pas pour comprendre que sur Internet, personne n’a la garantie de l’âge, du sexe,... de son correspondant[6] et que dès lors il n’y a pas lieu de donner son adresse ou d’accepter un rendez-vous, sans en parler à ses parents.

Mais ensuite, aautoriser l’enfant ou l’adolescent à rencontrer – dans la réalité – ses amis internautes, avec toutes les précautions habituelles d’une rencontre, évite non seulement le risque qu’il le fasse dans le secret mais aussi le risque de virtualiser ses relations.

 

3.2. Le harcèlement entre adolescents Si les enfants ou adolescents peuvent être au prises avec un adulte, ils peuvent également l’être avec un ou plusieurs de leurs pairs dans un harcèlement (sexuel ou non)

Comment penser la prévention ?

L’exhibition, la demande d’exhibition, le harcèlement sexuel... qui se déroulent sur la scène d’Internet doivent être pris en compte dans le cadre des programmes d’éducation affective et sexuelle au même titre que les autres pratiques et offrent une occasion de faire réfléchir aux questions propres à l’adolescence telles l’envie de séduire, le consentement,...

Les harcèlements qui relèvent de phénomènes de bouc émissaire sont (comme le racket) des symptômes de malaises au sein de toute une communauté éducative (parents compris) et doivent être pensées à ce niveau là, plutôt que réduits à des situations individuelles (ce qui renvoie encore plus la victime à sa solitude).

4. Mon enfant risque-t-il d’être accro aux écrans ?

Internet peut autant être un outil de découverte, de connaissance, de communication qu’un gouffre où l’on peut se perdre ; autant un lieu qui contribue à se construire une intimité qu’un espace où l’on tourne en rond de manière compulsive. Comme toute activité, comme tout espace, il doit être limité.

Il y a cependant lieu de ne pas dramatiser cette question et d’éviter les termes d’addiction ou de cyber dépendance[7], Concernant les jeux, l’Académie Nationale de Médecine (France) rappelle[8] qu’il faut traiter différemment les cas des adultes et des jeunes et qu’il est préférable de parler de “jeu excessif” afin de ne pas stigmatiser l’adolescent qui aujourd’hui  plus que jamais est en quête d’identité. En effet, entre dépendance et passion, la pratique des écrans se distingue totalement de la consommation de substance toxique. Mais surtout, l’expérimentation excessive des jeux vidéo ou l’accrochage aux écrans pour l’adolescent peut n’être que passager, signant une manière d’enterrer l’enfance. Cette phase peut aussi s’arrêter subitement, quand l’adolescent tombe amoureux par exemple…

Comment penser la prévention ?

Réfléchir entre adultes et enfants à la fonction des écrans (pas seulement d’ordinateur). En quoi contribuent-ils à s’ouvrir au monde ou à rester enfermé chez soi ? En quoi permettent-il de rencontrer les autres ou de ne retrouver que du même ?

Quoi qu’il en soit, à un moment ou à un autre, c’est à l’adulte qu’il revient de mettre la limite, ne fusse que pour rappeler l’importance de la vie de famille (les repas), de la vie sociale (aller à l’école), du sommeil…

5. Pourquoi préserver l’anonymat sur Internet ?

L’enfant, l’adolescent doit construire son intimité, sa personnalité. Cette construction se fait en lien avec le désir d’extimité[9] qui pousse chacun à extérioriser des aspects de son intimité dont il ne connaît pas encore vraiment encore la valeur. Ce processus permet d’acquérir de l’estime de soi en faisant reconnaître et valider (ou non) par d’autres ces aspects de la personnalité.

En ce qui concerne les jeunes, ce concept permet de mieux comprendre le recours à des pseudonymes, souvent multiples d’ailleurs. Sous couvert d’anonymat, ils peuvent se protéger, explorer d’autres façon de se présenter, d’autres formes de langage et progressivement faire valider par les autres des parties de leur intimité.

L’anonymat est donc un avantage en termes de développement de l’enfant.

6. Que penser des filtres ?

Ici également, il faut distinguer deux niveaux de filtres :

  • ceux que les parents peuvent installer sur l’ordinateur familial
  • ceux qui sont mis en place par les fournisseurs de réseaux, les Etats,...

6.1 Les filtres installés sur l’ordinateur familial

Encore faut-il se poser la question de l’âge de l’enfant laissé seul devant Internet : laisse-t-on un enfant de 6 ans sans accompagnement dans une ville qu’il ne connaît pas ? Certes non ! De même, l’apprentissage d’Internet se fera de manière accompagnée par les adultes. Il est d’ailleurs souvent préférable que l’ordinateur soit placé dans une pièce commune.

Les meilleurs filtres sont ceux qui se transmettent dans la relation entre adultes et enfants. Car une barrière extérieure restera toujours franchissable et, dans ce registre, la créativité des enfants ou adolescents est un talent qu’il faut leur reconnaître. Ici comme dans d’autres domaines, la priorité est d’apprendre aux enfants à intégrer des limites intérieures. Elles lui permettront de vivre en société.

Dans certaines situations, et même s’ils ne sont jamais fiables à 100% (ils ne le seront d’ailleurs jamais), les filtres peuvent être une solution pour préserver les enfants les plus jeunes de l’intrusion accidentelle d’images pornographiques ou ultra-violentes par exemple.

Les parents qui souhaitent installer de tels systèmes peuvent se renseigner auprès de leur fournisseur d’accès ou encore trouver sur Internet des solutions payantes ou gratuites.

Il y a lieu de dire aux enfants qu’un filtre est installé et qu’ils n’ont donc pas accès aux mêmes sites que leurs parents.

Il faut également mentionner que d’autres technologies permettent de filtrer des sollicitations indésirables pour toute la famille : des réglages adéquats des browsers, voire l’ajout de plugin permettent de réduire considérablement spam et autres publicités intrusives. Une information citoyenne, régulièrement mise à jour, manque dans ce domaine.

Les filtres installés mis en place par les fournisseurs de réseaux, les Etats

Il y a lieu d’être extrêmement réservé sur les filtres placés au niveau des providers ou des Etats. De nombreux auteurs ont montrés comment sous couvert de lutte contre la pédopornographie, le terrorisme, le piratage financier... le filtrage d’Internet constituait de réelles atteintes à la démocratie. Les technologies existent ; sans contrôle citoyen, elles sont liberticides.

Vincent Magos  
24 mai 2012

 

Internet : ressources en ligne sur www.yapaka.be/internet

 

Livres

  • Pascal Minotte, Qui a peur du grand méchant WEB ?, coll. « Temps d’Arrêt/Lecture », Yapaka, Fabert, 2012.
  • Pascal Minotte, Cyberdépendance et autres croquemitaines, coll. « Temps d’Arrêt/Lecture », Yapaka, Fabert, 2010.
  • Pascale Gustin, Des dinosaures au pays du net, coll. « Temps d’Arrêt/Lecture », Yapaka, Fabert, 2006.

 

Articles

  • Les professionnels face aux réseaux sociaux virtuels in Points de repère, collectif, septembre 2010.
  • Enfance et risques d’Internet : mythes et réalités, Yapaka.

 

Vidéos : entretiens avec Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste :

  • Internet et les pédophiles  (03: 32)
  • Internet et les conduites suicidaires chez les jeunes  (05: 29)
  • Quatre modes de relation aux jeux vidéo  (04: 15)
  • Internet, une fuite de la vie réelle ?  (04: 38)
  • Les enfants et les jeux vidéo  (02: 54)
  • Internet, les jeux vidéo... et les identités plurielles  (06:58)
  • Eduquer aux images: partir de ce qu’adultes et enfants vivent  (05: 20)
  • Internet: que penser des filtres parentaux ?  (02: 54)
  • Pourquoi mettre l'ordinateur familial dans un espace commun ?  (03: 32)
  • Internet à l’école  (05: 29)
  •  De la télé pour les bébés aux jeux vidéo pour les ados : enregistrement  (117: 00)
  • "Addiction" aux jeux vidéo? Une mauvaise formulation  (03: 32)
  • Les images violentes ne sont nécessairement celles que l'on croit  (06: 08)
  • Les avantages de l'anonymat sur Internet  (03: 36)
  • Protéger les enfants des images pornographiques  (02: 54)

 

 

[1] Ce document reprend une synthèse de nombreux travaux d’experts, dont Serge Tisseron, Pascal Minotte, Yann Leroux ainsi que des experts du Comité de pilotage  de la Coordination de l’aide aux victimes de maltraitance de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Tous les documents sont en lignes à d’adresse suivante www.yapaka.be/internet

[2] http://www.yapaka.be/content/internet-%C3%A0-l%C3%A9cole

[3] Confession d'un pédophile, l'impossible filtrage du web - In libro veritas 2010

[4] Nous nous refusons à adopter ce nouveau terme de « grooming » qui sous entend que ce problème serait neuf et nécessiterait, dès lors, de nouvelles solutions, ce qui n’est pas le cas.

[5] European Online grooming project - Final Report - Stephen Webster, Julia Davidson, Antonia Bifulco, Petter, Gottschalk, Vincenzo Caretti, Thierry Pham, Julie Grove-Hills, Caroline Turley, Charlotte Tompkins; Stefano Ciulla; Vanessa Milazzo; Adriano Schimmenti; Giuseppe Craparo - March 2012

[6] Il l’a d’ailleurs souvent expérimenté lui-même en s’inscrivant sur Facebook avant 13 ans.

[7] Cyberdépendance et autres croquemitaines – Pascal Minotte – Temps d’arrêt 2010

[8]En mars 2012. Voir :  http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm?idRub=27&idLigne=2302

[9]Concept de J Lacan (séminaire XVI, 2006, éditions du Seuil. ) retravaillé par S. Tisseron ( L’intimité surexposée, 2001, Ramsay, (rééd Hachette,2003) )