Si parfois vous vous sentez seul, mal dans votre rôle de parent, si votre enfant vous en fait voir de toutes les couleurs, si vous vous sentez parfois inquiet, plein de doute... vous n’êtes pas les seuls: être parent n’est pas simple.

A cette place, on se remet sans cesse en question. Un enfant, c’est un perpétuel remue-ménage. Partager une maison, c’est un défi quotidien: se permettre de vivre ses plaisirs, ses souffrances, ses projets sans trop se marcher sur les pieds, chacun à son rythme...

Pour son enfant, on veut le meilleur. Pourtant, désolés, nous n’avons pas de recette ; tout juste quelques points de repères, témoignages, idées à prendre ou à laisser pour continuer d’inventer et de réinventer... parce que, hélas, ou plutôt heureusement: Yapaka !

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Témoignage

Assembler sans mélanger

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Se séparer, nouer de nouvelles relations, imposer un autre amoureux à ses enfants, les obliger à partager leurs affaires avec les enfants de l’autre, leur demi-soeur… C’est le choix
des adultes de recomposer leur couple mais pas celui des enfants d’être une pièce du nouveau puzzle familial.
Un micmac dans lequel les adultes doivent être attentifs à clarifier les choses, donner une place propre à chacun: chacun son nom, chacun son prénom, chacun son rythme
en lien avec son âge, chacun son espace ou son bout d’armoire, chacun son jour, chacun son moment privilégié…
Éclaircir, dire et redire, répondre aux questions, cela aide… même si ça n’empêche pas d’être chamboulé.

Vivre avec des enfants qui ne sont pas les vôtres un week-end sur deux, c’est galère. Parfois, j’ai l’impression d’être un meuble. Y en a que pour leur père! Mais je m’accroche et je m’investis! Merci à toutes mes copines d’Internet avec qui j’échange plein de petits trucs de tous les jours.

C’est comme si j’avais deux vies. Je ne parle jamais de ce que je vis chez ma mère à mon père et inversement. J’ai l’impression que c’est interdit. Parfois, j’aurais envie, mais je me retiens.

Moi, j’en ai ras-le-bol de trimbaler ma valise d’une maison à l’autre !

Chaque fois que Laura et Fred partent en vacances avec leur mère, , ils écrivent à leur père… avec qui je vis. Le hic, c’est que sur la carte, mon nom n’apparaît jamais. J’étais vexée. J’en ai parlé avec une amie dont les parents ont divorcé quand elle était toute petite. Elle m’a dit qu’elle faisait la même chose pour ne pas faire de peine au parent avec qui elle était en vacances. Ça m’a apaisée parce que je me suis dit que ce n’était pas contre moi.

Mes enfants, ils sont 365 jours par an à la maison parce que leur mère est décédée, tandis que ceux de ma femme vont chez leur père régulièrement. J’ai toujours essayé de mettre tout le monde sur le même pied et je le revendiquais en disant qu’on formait une seule et même famille. Or chacun souffrait. Jusqu’au jour où quelqu’un m’a dit que je devais composer avec cette différence et ne pas vouloir l’effacer à tout prix. Facile à dire. J’ai essayé. Je comprends mieux aujourd’hui la jalousie des uns et des autres. Quand elle pointe le nez, je n’entre plus en colère, je n’essaie plus de l’éviter mais plutôt d’écouter et d’expliquer ce que je peux.

C’est vrai, je ne suis pas ton père, mais je suis l’amoureux que ta maman a choisi et c’est nous les adultes; donc tu m’écoutes. D’accord?…

Pas facile, mon fils, 10 ans, est tombé amoureux de Sarah,8 ans, la fille de ma compagne. Je dois lui faire comprendre que son amoureuse, c’est toujours hors de la maison qu’il faut la trouver. D’accord, ils ne sont pas frère et soeur, mais c’est tout comme: on vit tous ensemble sous le même toit.

Au moment où on s’est mis ensemble, tu savais bien que j’avais des gosses! Je t’ai jamais trompé sur la marchandise, ça fait partie du package.

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Commentaires

Assembler sans mélanger

La petite avait à peine un an quand son père nous a quitté. Jamais je n'aurais cru refaire ma vie. Un an après cette séparation j'ai rencontré un homme (sans enfant) qui concidère ce petit bout de femme comme la sienne... parfois même un peu trop exigeant à mon gout, il n'est pas toujours facile de garder l'église au milieu du vilage.  J'estime certaines choses normales venant d'un enfant de 3 ans (comme vouloir qu'on lui donne parfois à manger nous même) alors que lui considère ça plutôt comme un caprice...

Pas toujours évident de trouver le juste milieu quand un petit être a été le centre du monde pendant un an, qu'il a eu sa maman pour lui tout seul, et que du jour au lendemain, l'autorité d'un homme entre à la maison et doit partager sa maman!

 

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