"Mon fils voulait à tout prix voir ses copains. Je lui ai redit que la veille d'un examen c'était Non. Il a haussé les épaules et s'est dirigé vers la porte en roulant les mécaniques. J'ai bondi du canapé et je me suis mis devant lui. J'ai senti qu'il était prêt à lever la main et moi à répliquer. Je suis terriblement soulagé qu'on ait pu se contenir l'un et l'autre! Nous avons tous deux évité l'escalade! Je commence à enfin entrevoir l'homme dans l'ado qu'il est."
"Mon fils aîné est fort violent, et ce depuis toujours. Comme il a grandi sans père, j'ai toujours accepté cela comme une fatalité. Sa violence ne me faisait pas peur. Seulement, il y a quelques semaines, il a poussé ma fille qui était assise sur le rebord de la fenêtre et elle s'est cassé un bras en tombant. En la conduisant à l'hôpital, je lui ai dit qu'elle pouvait dire la vérité. Elle m'a répondu froidement qu'il était peut-être temps que je regarde les choses en face et que c'était à moi de dire la vérité - pas à elle!"
"Je lui ai dit cent fois de mettre son casque quand il prend sa mobylette. Il a quand même eu le culot de revenir tête nue, et à trois heures du matin! J'étais tellement en rogne que je l'ai giflé sur le champ, avant de remonter me coucher. J'avais trop de rage pour parler. J'ai eu le temps de voir qu'il ne crânait pas et qu'il avait l'air triste. Alors maintenant je m'en veux d'avoir réagi de façon violente. J'aurais dû lui dire que j'ai eu très peur qu'il ait un accident. Ce sera pour demain, quand je serai calmé."
"Un jour Arnaud a pété un plomb, il a cassé la porte. Mal dans sa peau ou pas, il a payé!"
"José est comme une armoire à glace. D'un coup d'épaule, il pourrait m'envoyer valser. Quand il devient trop menaçant, mon compagnon s'interpose, quitte à lui prendre le bras.»
«Je ne peux plus supporter les paroles humiliantes de mon compagnon à ma fille. Ce n'est pas parce qu'elle est insupportable qu'il doit la détruire. Je lui ai dit d'arrêter; ça empêche Natacha de grandir et, après tout, je l'ai choisi pour qu'il m'aide là aussi.""Mon père m'a fichu à la porte. Même si je l'ai cherché, je ne pensais pas qu'il oserait. Foutu pour foutu, tant pis pour sa gueule: je laisse tomber l'école et je tire une croix sur ma famille. Il faudrait vraiment qu'il fasse un pas pour que je lui reparle."
"Si mon mari ne me retenait pas, je crois que par moments je ficherais une sacrée trempe à Magali. Elle me crispe à longueur de temps. Heureusement que je peux en parler avec son père. "
Etre adolescent, c'est se débrouiller avec un corps qui tantôt fait peur et tantôt donne un sentiment de toute-puissance. Les jeunes se sentent forts et ils veulent expérimenter cette vigueur nouvelle. Ils cherchent parfois un contact viril avec leur père; dans d'autres cas cela les grise et ils imaginent parfois qu'ils sont les maîtres du monde. Mais leur plaisir de grandir dissimule mal leur angoisse face au changement. Que faire de toute cette énergie qui insiste, sinon l'exprimer, mais avec quelles limites? La violence d'un adolescent est une façon d'exister que les adultes doivent à la fois décoder et interdire.
Commentaires
violence verbale absence totale de communication
bonjour j ai trois enfants ma fille ainee a quinze ans et nous vivons tres mal son adolescence depuis 3 ans maintenant je suis completement a bout nerveusement physiquement et surtout blessee par son attitude continuellement agressive et violente je n arrive plus du tout a communiquer avec elle si ce n est en se criant dessus pourtant je l aime plus que tout et je voudrais tellement avoir une relation plus facile evec elle j en souffre enormement et je suis sure qu elle aussi nous avons essaye de nous faire aider via pms et pedopsy mais rien n y fait alors juste avoir pu vous ecrire ces quelques lignes m ont permis un peu de soulager mon coeur de maman merci pour tous vos conseils