Si parfois vous vous sentez seul, mal dans votre rôle de parent, si votre enfant vous en fait voir de toutes les couleurs, si vous vous sentez parfois inquiet, plein de doute... vous n’êtes pas les seuls: être parent n’est pas simple.

A cette place, on se remet sans cesse en question. Un enfant, c’est un perpétuel remue-ménage. Partager une maison, c’est un défi quotidien: se permettre de vivre ses plaisirs, ses souffrances, ses projets sans trop se marcher sur les pieds, chacun à son rythme...

Pour son enfant, on veut le meilleur. Pourtant, désolés, nous n’avons pas de recette ; tout juste quelques points de repères, témoignages, idées à prendre ou à laisser pour continuer d’inventer et de réinventer... parce que, hélas, ou plutôt heureusement: Yapaka !

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Témoignage

Apprivoiser la nuit

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Le sommeil du jeune enfant est rarement un long fleuve tranquille. S’endormir seul et se rendormir seul en cas de réveil s’apprend comme la propreté. Si le tout petit a besoin du
corps à corps avec sa mère ou son père, lorsqu’il atteint un mois il n’est plus indispensable de l’endormir dans les bras. Mieux vaut le déposer éveillé dans son berceau.
Au moment des gros progrès tels que s’asseoir, se dresser seul sur ses jambes, l’enfant se réveille souvent la nuit,s’assied, se met debout et pleure. Ne pas le sortir du lit mais
le recoucher l’aidera à trouver par lui-même les moyens de se rendormir seul: attraper son doudou, sucer son pouce,gazouiller…
Vers trois ans, la tête de l’enfant est en ébullition : les cauchemars et les réveils nocturnes sont fréquents. Le prendre dans son lit, c’est partir pour la gloire! Il comprendra très
vite le système pour rejoindre ses parents: quelques pleurs et hop ! le lit parental l’accueille. Il vaut mieux lui apprendre à apprivoiser rêves, cauchemars et peurs…
 
 

Laura a trois ans, et elle ne veut pas s’endormir ailleurs que dans notre lit. Après, je la transporte dans le sien, mais le médecin nous a dit que ce n’était pas très bon pour son sommeil. Et qu’il fallait faire respecter la chambre des parents. Mais alors, comment faire pour qu’elle s’endorme? Facile à dire !

Nazir est devenu le champion des prolongations: encore un peu, un bisou, un peu d’eau, un pipi… À force d’encore et d’encore, ça prenait un temps fou. Jusqu’au jour où j’ai dit «Maintenant, ça suffit, au lit ! » Non seulement il a compris les limites de l’élastique, mais c’est comme si ça l’avait rassuré.

Anka met beaucoup de temps pour s’endormir. Elle chantonne, regarde son livre, se remet debout. Avant j’allais régulièrement lui dire «Dodo, Anka» et ça ne changeait rien du tout. Maintenant, je la laisse. C’est sa façon d’entrer en sommeil.

On essaie de s’en tenir à quelques petits rites qui sont hyper importants pour nos jumelles: se laver les dents, une histoire, le bisou aux cinq doudous, puis un câlin des parents. Ça prend en tout 15 minutes… mais après ça, elles sont détendues et s’endorment sans problème. À chacun son truc.

Sophian croit qu’il peut aller dormir quand il veut. Nous ne sommes pas d’accord: il a encore besoin de sommeil, et quand il se couche trop tard, il est agressif et de mauvaise humeur. D’un autre côté, comment surveiller ce qu’il fait dans sa chambre? Il peut très bien jouer avec sa console. On devient dingues! On devrait arriver à la sortir de sa chambre.

Ma fille et mon beau fils emmènent leur bébé partout : bistrots, concerts… Ce ne sont vraiment pas de bonnes conditions pour dormir.

Gill est dans une période de peurs de toutes sortes. Il fait souvent des cauchemars en début de nuit. Un crocodile vient le manger, le loup entre dans la maison. Ensemble on a inventé la chasse aux crocos, on cherche en dessous du lit, on place un gobelet dans lequel on met du poison-semblant… ça nous amuse et ça marche assez bien.

Après ma séparation, Enzo venait chaque nuit se glisser dans mon lit. Je devais me battre avec moi-même et avec lui pour le remettre systématiquement dans sa chambre.

Tu ne dors pas, ma chérie ? Ne t’en fais pas, tu finiras bien par t’endormir.

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Commentaires

apprivoiser la nuit

je ne partage pas du tout votre approche du sommeil, mère de 5 enfants de 14 à 4 ans , plus les années ont passé , plus nous avons pratiqué le sommeil partagé pour le bonheur de tout le monde: les réveils n'arrivent plus au stade des pleurs et toute notre famille a pu dormir: l'objectif premier de la nuit pour nous.Nous le pratiquons encore à l'occasion. Le dernier des enfants a demandé il y a 3 semaines de partager la chambre de sa soeur qui était ravie et nos autres enfants dorment seuls lorsqu'ils le souhaitent.Pourquoi toujours voir de la perversité chez les enfants"il comprendra le système" Quel système? un enfant a des besoins et il y a plusieurs réponses possibles à un mçeme problème!!.Un chiffre me parait important: 75% des enfants sur la planète ne dorment jamais seul, les adultes aussi, du coup.Ce que l'on fait en famille n'est parfois pas le plus important mais le sens que l'on y donne oui.Si je dors avec mes enfants dans l'idée d'éloigner mon mari ou si c'est un choix d'organisation familiale qui convient à tous, c'est différent.

Apprivoisser la nuit

Récement j'ai lu un livre ecrit par un pédiatre espagnol qui a ce sujet disait:

"nous voulons imposser a nos tous petits de dormir seuls et biensur sans se plaindre alors que nous mêmes nous avons difficile a dormir lorsqu'on est sans notre couple...

S'il s'agit d'un probleme d'intimité... il y a plein d'heures dans la journée et plein de piece dans la maison... "

 

(Besame mucho, Carlos Gonzalez).... J'en conseil vivement la lecture pour ceux et celles qui connaisent la langue...

 

l'on fait croire que tous

l'on fait croire que tous les bébés sont capables de s'endormir seul, même nous souffrons quand notre conjoint n'est pas là...  et un bébé n'est pas l'autre, ils y en a pour lequel il faudra des années avant de dormir seul...  je refusais le cododo, on l'a accepté quand on remarqua que tout allait mieux ainsi.  il est clair, que la première partie de nuit, elle dort dans son lit, premier réveil, souvent je la prend et puis la remet au lit, et passe le reste de la nuit avec nous au 2ème réveil... et petit à petit elle dort de plus en plus seule et accepte de dormir à la crèche parce qu'elle n'est pas seule, les autres bébés sont là et les puéricultrices pour qu'elle soit rassurée... mon bébé est une crème, en avance et qui a besoin de présences, comme nous aussi.

Chacun son rythme.  

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