Engagement, décision et acte dans le travail avec les familles

avec Yves Cartuyvels, Françoise Collin, Jean-Pierre Lebrun, Jean De Munck,Vincent Magos, Jean-Paul Mugnier, Marie-Jean Sauret et Reine Vander Linden

 

Le monde contemporain veut savoir pour pouvoir décider.
Le renvoi à l’expert est quotidien. Et même en dehors de sa
référence, les connaissances et le savoir sont érigés
comme guides obligés de toute décision.
Pourtant, savoir ne suffit pas car vient toujours le moment
où il s’agit de trancher. Et donc de supporter de ne pas tout
savoir !
Assumer ce moment d’incertitude est d’autant plus difficile
que l’Imaginaire social laisse entendre qu’il pourrait être
possible de savoir davantage, et donc d’être mieux à même
de décider.
Il est, de ce fait, tentant de postposer l’acte de décider.
Avec, par exemple, l’alibi de ne pas assez savoir. Ou de se
contenter de gérer, c’est à dire d’éviter de décider. Au
moins alors, s’éloigne le risque de se tromper.
Décider suppose un choix, mais choisir suppose de renoncer
à ce qui n’est pas choisi et cette perte est irréductible.
Décider implique également de prendre position, engager
quelque chose de soi-même vis-à-vis de l’autre, clarifier sa
propre cohérence de penser… au risque de se tromper.
Au jour le jour, autant les familles que les intervenants
sociaux qui les accompagnent font l’épreuve de ces
impasses; spontanément, ils tentent de tenir une position
dans laquelle il serait toujours possible d’être sujet d’un
engagement, d’une décision, d’un acte; mais dans le même
mouvement, ils sont amenés à craindre l’erreur, à demander
des avis complémentaires, à renvoyer vers une autre
structure, à multiplier les intervenants et par là, à diluer
sans le vouloir les responsabilités et les engagements que
chacun peut prendre à la place singulière qu’il occupe
auprès des familles.
Au cours de cette journée, il sera question de la relation,
espace où se déploient l’engagement, la décision et l’acte.
Comment au cœur de celui-ci éviter le passage à l’acte,
l’agitation ou le bougisme, mais aussi rester à distance de
la gestion, de la raison administrative, de l’organisation
managgeriale, … donc tracer la structure de l’acte en assumant
ses paradoxes: dans la solitude, mais avec les autres.
Telles sont les questions que cette journée tentera de soutenir,
sans récuser d’avance les réponses mais sans non
plus nous attendre aux recettes. Gageons qu’elles sont
d’autant plus importantes qu’elles concernent le travail
avec des familles en désarroi.


Jean-Pierre Lebrun, Vincent Magos,
Reine Vander Linden.

Début/Fin: 
Mercredi, 1 Septembre, 2004 - 02:00
Adresse de l'événement: 
Yapaka
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Yves Cartuyvels, Françoise Collin, Jean-Pierre Lebrun, Jean De Munck,Vincent Magos, Jean-Paul Mugnier, Marie-Jean Sauret et Reine Vander Linden
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