EN COURS DE DIFFUSION
Le temps de la grossesse, longtemps resté dans l’ombre, fait désormais l’objet d’une attention interdisciplinaire. Soutenir la confiance des parents en eux-mêmes d’abord, aider à une reconstruction parfois, optimiser la qualité de l’environnement de la femme enceinte, préparer l’accueil du nouvel enfant dans une véritable alliance avec la famille, deviennent des enjeux de santé publique. L’occasion de rencontres structurantes avec les professionnels est unique dans la trajectoire des parents. Les soins corporels offrent une occasion d’éprouver sécurité et protection, ce qui a pu manquer aux adultes bousculés dans leur propre trajectoire. La réorganisation des traumatismes anciens grâce aux relations fortes nouées avec les divers intervenants offre des perspectives neuves de prévention dans le domaine de la maltraitance et de la santé mentale.
Un texte de Pascal Minotte, psychologue et chercheur qui dénonçe une culture de la peur et un apprentissage des TICS trop souvent associé à la toxicomanie, aux abus sexuels, approche préjudiciable au développement de l’enfant.
L’échographie a apporté un savoir sur l’enfant à naître. Les « compétences perceptives du fœtus » lui permettent de réagir à son environnement et lui donnent un statut de sujet à part entière. Mais de quel sujet parle-t-on ?
Aux changements corporels et physiologiques de la gestation, s’articule un travail psychique intense : neuf mois pour penser l’enfant à venir et se penser mère, père de cet enfant. Cette période interroge et ravive un passé relationnel parfois « oublié ». L’enfant à naître convoque les acteurs du passé, liés ou non à des souvenirs traumatiques qui peuvent interférer douloureusement dans le processus du « devenir mère » et du « devenir père ».
Accompagnant ce processus, les professionnels sont aussi interpellés à titre personnel. Comment garder son cadre de travail face aux émotions ? Comment appréhender et donner sens à ce que vit une mère, un père en souffrance ?
Lorsqu’un événement violent ou accidentel surgit dans une institution, c’est tout un système qui en est impacté. Faire face à cet événement devient, dès lors, une nécessité. Qu’il s’agisse des bénéficiaires, des personnes qui y travaillent ou de l’institution elle-même, chacun sera amené à s'ajuster pour qu’un nouvel équilibre advienne et que la vie puisse reprendre son cours. Or cela s’avère souvent difficile car la crise vient révéler les failles de tout système. Ceci peut rendre inutilisable les ressources en présence. Ce livre propose des repères pour penser la crise et ses effets pour que chacun, à son niveau, puisse inventer une façon de réagir la plus respectueuse de ses propres besoins et de ceux d’autrui.
SommaireVivre le choc et y faire face
Passé le choc, assurer la transition
Veiller au retour d’un équilibre
NOUVELLE EDITION REVUEE ET CORRIGEE - NOVEMBRE 2011
Le professionnel ou le bénévole en relation avec des enfants, des adolescents ou des adultes est amené à recevoir des informations dans le cadre de son mandat ou simplement à titre de confident.
Cette position d’écoute engage l’intervenant dans un cadre voire dans des obligations de confidentialité et de secret professionnel.
Les références légales, les codes et les pratiques diffèrent d’un secteur professionnel à l’autre. Entre contrôle social et relation d’aide, quel choix la société démocratique pose-t-elle en créant une obligation de respect du secret professionnel ?
Par ailleurs, le travail en réseau pose une question complexe de secret professionnel partagé. Ce livre fait état de la question à la lumière des débats associés à la dernière modification du code pénal.
Vouloir protéger des enfants victimes de maltraitances, de négligences et tenter d’aider leurs parents pour leur permettre de se montrer plus compétents, amène régulièrement les intervenants de la protection de l’enfance à devoir faire face à un premier obstacle : comment convaincre ces familles d’accepter les aides qui leur sont proposées ou imposées ? Passée cette première difficulté, de nouvelles questions apparaissent : est-il possible d’envisager, sans excuser ni condamner, ce qui dans leur histoire a pu conduire des parents à se montrer à ce point défaillants ? Comment s’assurer, ensuite, que ces aides, laisseront des traces positives durables dans l’histoire de ces familles ?
Même si la parentalité donne à penser le contraire, les fonctions de la mère et du père restent bien différenciées. Paradoxalement, parce que nous n’avons pas à nous référer qu’à la seule anatomie mais au langage qui définit l’espèce humaine. La famille nucléaire reste le lieu où se transmettent à l’enfant les exigences de l’humanisation ; celles-ci supposent de soutenir l’irréductible discordance entre les mots et les choses, l’impossibilité pour les mots de dire tout le réel. Pour ce faire, chaque enfant en passera par les voies que les premiers autres qui l’entourent ont tracées pour faire face à cette condition.
L’appétit relationnel du nouveau-né bouscule nos certitudes ancrées sur la satisfaction des besoins primaires comme socle à l’élaboration des premiers liens et nous amène aujourd’hui à considérer autrement le tissage de ceux-ci. Penser le lien, c’est reconnaître cette avidité et ce talent relationnels du nourrisson qui convoque la présence de l’autre à une place primordiale.
La mère et le père n’apparaissent plus comme les seuls partenaires désirant et suscitant la relation.
A la lumière de la clinique et en s’appuyant sur des recherches récentes, ce texte met en évidence le rôle des compétences relationnelles dans la construction des premiers liens entre le bébé et son partenaire primordial, -mère, père ou professionnel.
Ce livre a pour but de tirer au clair certaines questions sur l’homosexualité et l’homoparentalité. Le terme « homoparentalité » désigne l’exercice de la fonction parentale par un couple formé de personnes de même sexe. Les questions suivantes se posent dans le cadre de ces nouvelles constellations familiales : Qu’est-ce qui constitue l’homosexualité ? Comment comprendre que des homosexuels ont le désir d’avoir des enfants ? Comment font-ils pour en avoir ? Que sait-on de la vie des enfants grandissant avec des parents homosexuels ? Comment se construisent-ils ? Qu’en est-il de la différence des sexes pour eux ? Sont-ils à même de devenir homosexuel à leur tour ?
L'adolescence semble être aujourd'hui une réalité évidente. Les médias, les parents, mais aussi les professionnels ne cessent pourtant d'en débattre. Et la littérature abonde sur les difficultés de l'adolescent. Qu'en est-il donc de son statut ? Quel rapport l'adolescence entretient-elle avec la puberté ? S'agit-il d'une phase naturelle du développement, comme l'ont soutenu les psychologues ?
Ce texte présente les principaux concepts qui aident à comprendre l'importance du lien d'attachement entre un bébé et ceux qui l'élèvent. Il aborde les notions de base de sécurité, d'attachement sécure ou insécure, de transmission transgénérationnelle ...
Les caractéristiques des soins parentaux y sont décrites ainsi que les facteurs qui peuvent jouer soit en les facilitant soit en les entravant.
La théorie de l'attachement expose comment la réponse adéquate aux besoins de l'enfant lui assure plus d'autonomie et lui donne un socle de flexibilité, de confiance en soi et en l'autre qui contribue à son développement optimal.
Internet et les jeux vidéo appartiennent maintenant à notre quotidien, ce qui ne les empêche pas d’être régulièrement au centre de polémiques. On leur prête volontiers une influence négative sur les nouvelles générations. C’est ainsi que depuis quelques années, le concept de « cyberdépendances » est utilisé pour évoquer l’usage abusif qui peut être fait de ces technologies. On pourrait être accro à celles-ci comme à une substance psychotrope. De la même façon, elles sont accusées d’engendrer de la violence et des passages à l’acte. Au même titre que le rock and roll, il y a quelques années, elles sont suspectées d’entretenir chez les jeunes un imaginaire malsain. Des faits divers, parfois dramatiques, viendraient ponctuellement créditer ces hypothèses. Néanmoins, les résultats des recherches menées sur ces questions invitent à nuancer sérieusement ces affirmations.
Tous les spécialistes de la petite enfance s'accordent sur un point : le bébé a besoin de temps pour jouer, ou plus précisément pour apprendre à jouer. Car si l'enfant est naturellement porté au jeu, cette capacité a besoin, comme beaucoup d'autres, d'être exploitée au bon moment pour se mettre en place correctement. Il y a un temps pour apprendre à parler, un temps pour apprendre à marcher et un temps pour apprendre à jouer, et ce temps doit engager tous les sens. A défaut, les capacités d'invention, de création, d'humour et d'imagination en sont durablement réduites.
Ce livre se propose de donner du sens au non sens des actes meurtriers d'enfants. En effet nous ne pouvons pas nous contenter d'un discours de surface qui laisserait penser que l'on tue son enfant pour des raisons sociales, de pauvreté, de divorce, ou toute autre explication rationnelle. Nous devons tendre vers une analyse qui s'inscrit dans notre spécificité humaine, qui approche notre identité relationnelle, là où la vie, affective et émotionnelle, fonde notre être, et nous rend Sujet. Ainsi, dans cet ouvrage, nous irons vers une compréhension profonde, intérieure, qui va là d'où les émotions surgissent et où se créent des enjeux psychiques souvent insoupçonnables, à l'origine de chaque histoire singulière. La compréhension ne cherche pas à excuser le crime commis mais à transformer le fait divers en récit de vie, afin de l'appréhender autrement et de le prévenir.
Confrontés aux troubles graves de la parentalité qui mettent l'enfant en danger tant psychiquement que physiquement, les professionnels impliqués dans la protection de l'enfance sont déstabilisés et vivent des mouvements émotionnels intenses. A la souffrance des enfants et des parents, fait écho la souffrance des professionnels. L'impact désorganisateur de la psychopathologie familiale sur le fonctionnement des équipes est encore trop largement sous-estimé et trop peu de soutien leur est apporté. Connaître et reconnaître cette souffrance au travail est indispensable afin de prévenir le « burn out » chez les intervenants et des dysfonctionnements graves dans les prises en charge des enfants et de leur famille.
Partant de la signification de l'observation en général, ce texte développe l'observation du bébé : ses origines, les différentes techniques et ses limites. Dans le travail avec des enfants jeunes, l'observation est un outil remarquable qui peut utilement compléter notre compréhension des situations auxquelles notre métier nous confronte à condition qu'elle soit pratiquée avec prudence.
La controverse que suscite l'égalité de sexe témoigne de la confusion des idées à propos de la différence des sexes : port du voile islamique, prostitution, droits des couples homosexuels, mixité à l'école... les divergences qui nous traversent restent fortes.
Mieux comprendre les enfants de migrants, les enfants de couples mixtes, les enfants adoptés dans un autre pays que celui de leurs parents et d'une manière générale tous ceux qui ont traversé plusieurs langues ou plusieurs mondes. Mieux comprendre aussi comment devenir parents en exil. Tels sont les objectifs de cet article de clinique transculturelle. Sont analysés les différents âges, bébés, enfants d'âge scolaire et adolescents qui posent des questions spécifiques. Sont proposés des éléments théoriques, éducatifs et cliniques pour que la diversité de nos sociétés soit une chance et non un obstacle. Ces enfants doivent apprendre à transformer leur vulnérabilité transculturelle en véritable métissage créatif et moderne aussi bien à l'école, à l'hôpital que dans la société.
L'image de la belle-mère - la marâtre - traîne un lourd passé derrière elle. Les femmes qui se retrouvent aujourd'hui dans cette position familiale, ont l'envie très compréhensible de s'en débarrasser.
Si l'adolescence rime avec la prise de risques, il arrive que la mise en danger de soi prime sur la recherche de plaisir. Face à ces « auto-sabotages », pas toujours flagrants, les parents ressentent inquiétude, colère et impuissance, et il n'est pas rare que ces réactions soient partagées par les professionnels eux-mêmes, notamment du champ éducatif.
Ces constats appellent une réflexion ouverte et tenace.
D'abord, il est essentiel de mieux connaître, à côté des prises de risques « démonstratives », celles qui sont marquées par le retrait : le défaut d'existence.
L'enfant vit, au jour le jour, au fil des heures, sous le regard d'adultes, et cela beaucoup plus que par le passé. Cependant, ce regard est parcellisé. L'enfant est un sujet de préoccupation pour les familles et les pouvoirs publics. Les institutions vouées à sa prise en charge ont connu une croissance qualitative et quantitative, et néanmoins, qu'en a-t-il véritablement résulté ? Qui peut dire aujourd'hui en quoi consiste l'apport éducatif du quotidien, quelles sont les influences qui guident le plus l'enfant et quel est son sentiment vis-à-vis des intervenants auxquels il est confronté ? Il est difficile de se mettre à la place des enfants ; pourtant, le besoin d'une vision d'ensemble de ces nouvelles conditions de son développement se fait sentir.
De plus en plus de couples se défont laissant, au centre de cette blessure, l'enfant désarçonné. Comment adoucir l'éclatement du premier « triangle amoureux » dont il est issu ? Comment ne pas tomber dans les pièges d'un discours réparateur ? Comment lui offrir un cadre claire par rapport à sa « place d'enfant »? ...
sont autant de questions qui nous laissent en difficultés comme professionnels d'autant plus si nous sommes concernés de manière personnelle par de tels enjeux.
En relançant notre questionnement face aux nouvelles conjugalités nous pouvons aider l'enfant à s'y repérer, lui donner la parole face à certaines déroutes des adultes. A moins qu'il faille offrir une place à son chagrin ou à son silence...
L'adolescence est un âge contradictoire où le rejet de l'adulte est à la mesure du besoin que l'adolescent en a, analyse Philippe Jeammet.
Les conflits naissent de la tension entre la peur de l'abandon et l'angoisse d'intrusion du jeune. Ce paradoxe peut pousser certains adolescents à la destructivité comme créativité du pauvre, c'est-à-dire de celui qui se sent impuissant. Avant de s'effondrer, de disparaître, un acte de vie, prométhéen en quelque sorte, reste toujours possible : détruire !
«Je n'ai pas choisi de naître » disent les adolescents qui ont des comptes à régler avec leur filiation ; mais « je peux choisir de mourir », déclarent-ils, affirmant par là une radicale différence avec ceux qui leur ont donné la vie et leur pouvoir démiurgique de refuser ce dont ils ont hérité et qu'ils n'ont pas choisi au profit d'une destruction qui leur appartient.
Le concept de loyauté couvre un champ étendu allant de la loyauté conjugale, familiale, filiale, fraternelle jusqu’à des formes liées à des contextes idéologiques ou culturels. La loyauté qui se différencie de la fidélité fait référence à des notions telles la confiance, le respect de la dignité humaine au travail, en politique…
Cependant, la loyauté comporte aussi des aspects aliénants lorsqu’elle provoque des fixations intrapsychiques qui peuvent conduire à des répétitions de comportements négatifs. La maltraitance des enfants, dans un processus transgénérationnel, en est un exemple.
Parler des bébés morts, pendant la grossesse ou tout juste nés, n’est pas un sujet facile à aborder. Alors que le bébé occupe une place centrale dans notre société, de façon paradoxale sa mort avant terme reste un sujet tabou.La mort prénatale a un impact sur toute la famille, les enfants aînés mais aussi les grands-parents et les enfants à venir. Il s’agit d’un deuil bien particulier, contraignant les couples, au-delà de leur douleur indicible, à entreprendre un voyage psychique effrayant et totalement inédit.
Pris dans leurs propres émotions, comment les professionnels peuvent-ils accompagner cet évènement traumatique ? Comment accueillir la perte d’un enfant qui n’a pas pu naître ? Comment soutenir les parents ?
Pourquoi associer adolescence et insécurité? Les adolescents seraient- ils fauteurs de troubles, ou responsables de l’insécurité? Pourtant, une réflexion argumentée questionne ce stéréotype.
Le sentiment d’insécurité contemporain paraît fondé à partir d’enjeux plus complexes que la seule «violence des jeunes». Il se déploierait au rythme de l’isolement individualiste grandissant. De ce point de vue, les adolescents sont à l’avant-garde. Moins parce qu’ils seraient particulièrement dangereux pour les autres, mais plus parce qu’ils sont en première ligne des bouleversements sociaux. Et les individus contemporains ne sont-ils pas livrés à une anxiété nouvelle, aussi plus enclins à retourner leur agressivité contre eux-mêmes?
Didier Robin est psychologue, psychanalyste, thérapeute familial. Il est également formateur au Centre Chapelle-aux-champs à Bruxelles.
La représentation sociale de l’agresseur sexuel, entre un fou «bon pour l’asile», un malade à soigner, un pervers à normaliser ou un criminel à punir, sanctionner ou enfermer à vie, soulève de multiples paradoxes. Le discours sécuritaire et normatif de nos sociétés modernes se trouve renforcé face aux recrudescences des cas de récidive pénal au sein de la population d’agresseurs sexuels. L’auteur propose de séparer, voire de dissocier, le soin du judiciaire et d’adapter l’approche thérapeutique à la spécificité du fonctionnement psychopathologique de cette population.
Ce Temps d'arrêt hors série de 120 pages est disponible sur simple demande
Il aborde des questions et les difficultés qui se posent aux enfants et à leurs parents et qui deviennent parfois un vrai cheval de bataille pour les professionnels.
Qu’est-ce qu’apprendre ? cette question évoque
immédiatement l’éducation et la pédagogie, leurs problèmes, leurs solutions.
Cependant, apprendre est caractéristique de l’humanité et ne concerne pas que la jeunesse.
Les professionnels de l'enfance sont de plus en plus interpellés par les parents pour des troubles présentés par leur enfant même très jeune, pour des difficultés d'apprentissage ou à la suite d'épisodes traumatiques.
Des chaînes pour bébés âgés de 6 mois à trois ans s’installent actuellement dans les foyers sous un argument éducatif. Le psychiatre Serge Tisseron soulève ici les questions qu’elles posent, notamment du point de vue de la santé mentale du tout petit.
Les transformations actuelles de la famille modifient le rapport à l’enfant. Au vu des difficultés nouvelles rencontrées dans l’école, comment, aujourd’hui, concilier les attentes des familles et les finalités de l’institution scolaire ?
La question du statut de l’enfant est aujourd’hui fortement débattue. Certains considèrent en effet que l’enfant ne correspond qu’à une réalité politique et qu’il doit donc être émancipé au même titre que toute minorité opprimée, alors que d’autres continuent de soutenir, à l’inverse, qu’il n’est qu’un homme en devenir, qu’il faut avant tout protéger.
C'est principalement, suggère l'auteur, le processus d'entrée dans la vie, à travers le système éducatif, qui est mis en difficulté par deux séries de changements situés respectivement en amont et en aval de ce processus.
La parentalité désigne les mécanismes psychiques et affectifs à l'œuvre chez tout parent en devenir pour répondre aux besoins de son enfant.
Partant de la subjectivité de chaque parent et de l'intimité du couple, la fonction parentale relève aujourd'hui de plus en plus de l'ordre public comme élément normatif de socialisation de l'enfant.
Comment expliquer qu’une future maman ne se sente pas enceinte ? Comment comprendre que l’enfant naisse alors que la grossesse est restée inconnue de la mère et de son entourage ? Pour comprendre le paradoxe sidérant du déni de grossesse
« La logique du monde adulte maintient l'adolescent dans une irresponsabilité dans la vie sociale et lui propose des ersatz de reconnaissance qui entretiennent sa dépendance. Pour un sujet bouleversé par la puberté, la confrontation à un monde adulte qui donne l’impression de ne pas lui fournir d’appui, le laisse sans recours et dans un grand désarroi ».
Dans ce plaidoyer qui s'étaye sur une longue expérience clinique, Maurice Berger et Emmanuelle Bonneville interrogent les défauts du dispositif de protection et d'aide à l'enfance. L'idéologie du lien familial peut aboutir au maintien de l'enfant dans son milieu naturel même si ce dernier est gravement inadéquat ou, pire, à des retours anticipés et répétés, après des échecs successifs.
La vie psychique s’élabore bien avant la naissance de l’enfant voire même avant sa conception. L’enfant se construit grâce au désir et à l’attention de ses parents, grands parents, arrières grands-parents…dans son environnements social, culturel, politique…
Les travailleurs sociaux et les cliniciens qui exercent dans le cadre de la Justice sont amenés à rencontrer les jeunes les plus déstructurés, au fil des accidents de leur parcours. Face à la violence de ces adolescents qui errent dans la confusion de leurs repères, l’auteur témoigne de l’incontournable dimension clinique des prises en charge éducatives
Ce livre traite du trauma sur la base d'une conception non banalisante, telle qu'elle ressort d'une clinique et d'une psychopathologie rigoureuses et émerge d'un intérêt porté au sujet traumatisé plus qu'à ses symptômes.
Choux, cigognes, «zizi sexuel», sexe des anges...
La sexualité est un élément central de la vie. Enfant, adolescent, adulte, femme, homme …nous sommes faits de sentiment, de désir, de plaisir et d’amour…autant de composantes qui se construisent dans la relation à soi et à l’autre.
Pour se construire, l’enfant a besoin de tester, de s’opposer, de désobéir…Autant d’occasions d’apprentissage accompagnées par l’adulte. Mais, dans un contexte où les troubles de comportement de l’enfant sont un sujet d’actualité, l’auteur pointe les risques des réponses normatives.
Pascale Gustin, psychologue et thérapeute d’enfants, entraîne le lecteur dans un voyage fantastique en territoires virtuels. La révolution technologique actuelle modifie radicalement notre rapport au monde et notre construction identitaire.
Partant d’évènements du quotidien et de références cliniques, Jean-Pierre Lebrun, psychiatre, psychanalyste, « met à plat » son analyse de la haine, composante inhérente à la condition humaine. Comment la haine de l’enfant a besoin de rencontrer dans son parent un digne représentant de l’alliage désir/loi pour se transformer en supplément d’humanité.
Dans Voyage à travers la honte, Serge Tisseron décrit l’itinéraire de la honte et le processus de rupture qui en résulte. Au travers d’une description clinique de l’ « éprouvé » de la honte, l’effondrement cumulé des trois piliers [ le narcissisme, la relation aux autres ( liens affectifs) et l’appartenance avec la communauté humaine ] qui en constitue l’impact traumatique, présente aussi les leviers pour une prise en charge dans ces trois domaines.
L’essor de la télévision et des médias et le statut qu’ils ont acquis au sein de l’espace familial et auprès des enfants modifient considérablement les conditions de socialisation et de
Lors d´une tempête conjugale, les professionnels en contact avec les enfants dans leur quotidien, sont régulièrement pris à témoin, par l´un ou l´autre membre de la famille. Face à ce remue-ménage, comment accompagner la crise et soutenir les parents dans leur relation à l´enfant ?
Ce temps d’arrêt présente les interventions de Yves Cartuyvels, juriste et criminologue, Françoise Collin, philosophe, Jean de Munck, philosophe et sociologue, Jean Paul Mugnier, psychothérapeute, Marie-Jean Sauret, psychanalyste, Jean Pierre Lebrun psychiatre et psychanalyste réunis pour une journée d’étude tenue à Namur le 18 septembre 2004.
Yapaka est un programme de prévention de la maltraitance à l'initiative du Ministère de la Communauté française de Belgique. Éviter la maltraitance… Oui, mais comment ? Nous aimerions tant quelques idées fortes, un mode d'emploi, un guide pour savoir comment procéder. Mais tout comme il n'y a pas de recette miracle pour être parent parfait, il n'y a pas de réponse préfabriquée pour éviter la maltraitance. A chacun de se débrouiller... Mais cette débrouille peut s'avérer galère, détresse et solitude ou au contraire créativité pour autant que l'on trouve appui et solidarité : le coup de pouce d'un ami, d'un voisin, d'un proche, l'aide d'un professionnel... yapaka tente de lancer des pistes. N'hésitez pas à donner votre avis.