Maintenir les liens

Extrait du livre "être parents c'est..."
Pour l’enfant, la séparation des parents est toujours difficile à vivre. C’est et ce sera toujours une douleur. Même si les adultes savent que c’est parfois mieux pour tout le monde, l’enfant n’en sera jamais convaincu. La séparation, c’est d’abord pour l’enfant une grande insécurité : est-ce que je vais devoir choisir entre papa et maman ? qui a tort, qui a raison ? où et comment je vais vivre ? L’important, c’est que l’enfant sache que ses deux parents le gardent dans la tête. Tout aussi important : être attentif à ce que l’enfant ne soit pas utilisé comme arbitre des conflits d’adultes. Ca démolit un enfant de devoir prendre parti dans les conflits de ses parents.
 
 
 

Je ne m’y fais pas. Ne pas avoir ses enfants tout le temps : au déjeuner, au souper, au coucher, même le week-end... c’est un vide. Alors, je m’invente des petits trucs : je gribouille des dessins ou des bouts de textes : certains, rien que pour moi ; d’autres, pour eux. Ils les lisent à leur retour.

J’espère qu’ils vont s’aimer de nouveau comme avant. Je donnerais tout pour qu’ils revivent ensemble.

Au début de la garde alternée, on s’engueulait sur tout : le choix de l’école, du médecin, de la façon de les habiller, des loisirs... Mais vite on a compris que les victimes, c’était les enfants. Alors, on a mis de l’eau dans notre vin. Même si je n’apprécie pas tout ce que mon ex fait avec eux, je n’en parle pas devant eux. Ca va mieux quand même.

Quand je serai grand, je divorcerai jamais.

Si je me dispute tout le temps avec ma sœur, je pourrai divorcer d’elle ?

Le jour où on a réalisé ce que ça impliquait pour Peter, on a décidé qu’il vivrait à temps plein chez moi. On peut difficilement planter ses racines dans deux maisons en même temps !

Je n’aime pas quand papa dit du mal de maman. J’ai l’impression qu’il salit tout. C’est moche.

Le sac avec les petites culottes et les chaussettes de la semaine que je devais trimballer à l’école, mon doudou qui restait chez maman et qui me manquait, deux chambres différentes, deux façons de vivre... ce ne sont pas de bons souvenirs. D’un autre côté, pour rien au monde je n’aurais voulu être séparé de l’un de mes parents plus d’une semaine.

On s’est séparés quand Dimitri avait moins d’un an. Il était trop petit pour une garde alternée. C’est sa maman qui en a eu la garde, mais je tenais à passer du temps avec mon fils deux fins de journée et le samedi. Je suis son père, je le reste !

Je suis un peu carrée. J’ai dit à mes enfants “Votre père et moi, on ne s’aime plus. Mais n’empêche, je reste votre mère et lui votre père. C’est comme ça.”

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