[Glané] Les "coachs" de vie, ces imposteurs

Dans une contribution publiée dans La Libre le 7 février 2020, Jean-Sébastien Philippart, enseignant, interroge les enjeux posés par une journée pédagogique dispensée par un coach :  colère, perte de temps mais surtout perte de sens des métiers de l’éducation vers une forme de déshumanisation au profit de la « machine intelligente ».

Quels sont les effets pour les professionnels ? Et quels sont les moyens collectifs et individuels dont chacun dispose pour résister à cette déshumanisation à l’œuvre dans nos métiers? 

« Très humain, plutôt que transhumain
[…] Chacun peut prendre au pied de la lettre l’onctueux langage marketing qui accompagne l’algocratie et ses représentants de commerce, que ce soit le téléopérateur qui assure que nous avons « été soigneusement sélectionnés pour cette offre spéciale de vins de qualité » ou le présentateur du programme destiné à la communauté éducative qui « nous libérera des tâches administratives pour nous permettre de mieux nous consacrer à notre mission pédagogique ». Allons-y, prenons le temps d’examiner ensemble le sens de cette mission pédagogique, de cette aide sociale, de ce soutien, de ces soins aux patients… et, joyeux supporters des algorithmes, voyons comment ils peuvent nous apporter ce surplus de sens qui nous est vendu. »

in Vincent Magos, Résister à l’algocratie - Rester humain dans nos métiers et dans nos vies, Temps d'arrêt 114, février 2020, p. 61

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