Yapaka vous souhaite pour 2017...

une année 2017 à réinventer!
Accueillir, c'est recevoir / Tricoter des liens, ça réchauffe / En mode déconnexion totale (des écrans) / A l’écoute plutôt que sur écoute / Il faut toute une vie pour s’inventer / Rêver, c'est créer / Je t'agresse, tu m'agresses, on régresse : voici les sept messages qui invitent à une année 2017 créative, solidaire, ensemble, vivante…

Dans notre société moderne, toujours plus rapide, plus anonyme et plus éclatée, nous avons collectivement été blessés, mis à l’épreuve en cette année 2016. 
2017 s’ouvre sur de multiples défis : à chacun d’entre nous, à chaque adulte que nous sommes, il revient de penser, d’imaginer, de continuer à inventer des manières d’être ensemble.
Cette période de vœux est une précieuse occasion pour rappeler à quel point le rôle des adultes est essentiel. Certes en tant que citoyen mais aussi en tant que responsable dans l’éducation des enfants. Nous façonnons tous, d’où nous sommes, le monde qui accueille nos enfants. Notre défi est bien de réaliser qu’en tant qu’adulte, de notre place, dans notre quotidien, nous imprimons nos traces dans la génération qui nous suit, qui nous observe et nous imite.

« Plus que jamais aujourd’hui les jeunes ont besoin des adultes – et particulièrement les jeunes violents. Or la faiblesse des adultes renforce la faiblesse des jeunes. Comme de nombreux professionnels l’ont relevé, ce qui peut mettre un adolescent hors de lui c’est de n’avoir personne en face de lui. Si les adultes baissent les bras, s’ils ne sont plus dans la capacité d’énoncer les règles – et de les respecter –, s’ils se refusent d’intervenir par peur ou indifférence dans les agissements juvéniles et délèguent cette mission à la fonction policière ou judiciaire, alors cela veut dire en un mot qu’ils se dérobent  ; et leurs enfants ne peuvent plus (se) tenir. (…)
Entre autres effets, cette présence de l’adulte favorise l’ouverture des jeunes ou plus précisément une sorte d’élongation (senti) mentale, affective et morale. Les jeunes entendent d’autres propos que les leurs ou ceux de leurs proches, confrontent leurs opinions à d’autres points de vue, découvrent d’autres modes de pensée, observent d’autres façons d’agir et même de vivre…
Souvent les adolescents – notamment les adolescents violents –, contrairement à ce qui est prétendu, ne souffrent pas d’un vide mais plutôt d’un trop-plein d’émotions, de réactions, d’opinions et de convictions, et la présence active d’un adulte peut provoquer des ruptures et les dés-enfermer du cercle étroit de leurs empêchements.
La relation éducative se fonde sur le lien, la parole, l’écoute et la confiance. (…) » Extrait du livre « La violence des jeunes : punir ou éduquer ? » de Véronique le Goaziou édité dans la collection Temps d’arrêt (disponible gratuitement au téléchargement

Les campagnes de prévention développées par Yapaka.be tout au cours de l’année sont condensées dans ces cartes de vœux. Elles sont à disposition gratuitement à partir de ce 27 décembre, pendant un mois dans les présentoirs du réseau Boomerang (cinémas, centres Adeps, restaurants,... à Bruxelles et en Wallonie).

Pour une année 2017, ensemble et créative!