L’amour parental comporte toujours une dose d’ambivalence

Toute relation est empreinte d’ambivalence : l’amour et la haine sont des ingrédients toujours présents, à des degrés divers. Il est pourtant si difficile de faire entendre cette ambivalence dans la relation maternelle notamment. Jouer avec elle,  adopter des rituels, des  mécanismes de défense épongent  cette présence simultanée de sentiments contradictoires. Ces détours sont précieux  pour penser la haine et prévenir la maltraitance.

Pour comprendre au mieux cette réalité complexe,  un détour est utile par l’ambivalence que nous éprouvons à l’égard du bébé que l’on a été, et plus précisément  à l’égard du bébé que l’on a peur d’avoir été pour ses parents et pour son entourage : peur d’avoir été un bébé pleureur, peur d’avoir été un bébé décevant…

Prendre en compte et comprendre cette ambivalence à notre égard nous aide à faire davantage  confiance aux bébés dont on s’occupe en tant que parent et en tant que professionnel.  

Un entretien (05:08) avec Bernard Golse, pédiatre, pédopsychiatre et psychanalyste, réalisée lors du 7e congrès européen de l’AEPEA   "Corps à corps. Souffrances du corps et travail psychique chez le bébé, l’enfant, l’adolescent, la famille et les soignants" tenu à Bruxelles en mai 2014.

Cette vidéo est disponible au format mp4. Vous pouvez la télécharger afin de la visionner hors ligne ou de la graver sur un DVD. Télécharger la vidéo

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Diane Drory, psychologue, psychanalyste dans le cadre d’une conférence organisée le 24 mars 2009 par le Centre de planning familial de Braine l’Alleud