[Vidéo] Devoir de discrétion et secret professionnel : quelle différence ?

Un entretien avec Claire Meersseman (03:08), psychologue clinicienne, psychothérapeute et thérapeute familiale.

Le législateur distingue le devoir de discrétion, du secret professionnel notamment en fonction du type de professions.

Le devoir de discrétion s’applique, par exemple, aux métiers de l’éducation pour lesquelles la confidence n’est pas inhérente à la fonction. Ainsi, quand l’enseignant dans le cadre d’une relation de confiance avec un élève ou une aide familiale dans l’intimité du quotidien d’une famille, reçoivent une confidence, ils sont soumis l’un et l’autre au devoir de discrétion et en référeront à des professionnels de l’aide, au psychologue d’un centre pms, à un médecin… Ces dernier recevront la confidence protégée par le secret professionnel. En effet, ces professions de l’aide, de la santé… vouées à recevoir des informations confidentielles sont soumis au secret professionnel.

  Une autre distinction repose sur les conséquences : si le devoir de discrétion qui relève du code civil n’entraine pas de sanction en cas de non respect, la transgression du secret professionnel peut mener à des peines.  Par cette obligation pénale, le législateur garantit la protection du cadre de la confidence.

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