"Addiction" aux jeux vidéos? Une mauvaise formulation.

Serge Tisseron psychiatre et psychanalyste argumente  en trois points essentiellement  pourquoi ne pas parler d’addiction aux jeux vidéos préférant le vocable de joueur excessif.

  • Avant tout, il n’existe pas de définition consensuelle de l’addiction parlant des jeux vidéo. Entre dépendance et passion, la pratique des jeux vidéos se distingue totalement de la consommation de substance toxique.
  • Deuxièmement, l’expérimentation excessive des jeux vidéo pour l’adolescent peut n’être que passagère, signant une manière d’enterrer l’enfance. Cette phase peut aussi s’arrêter subitement quand l’adolescent tombe amoureux par exemple …
  • Enfin, le mot « addiction » est stigmatisant et son usage entraîne le risque d’enfermer l’adolescent qui aujourd’hui  plus que jamais est en quête d’identité.

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