Ce dernier Temps d'arrêt de Delphine Pennewaert, psychologue clinicienne, analyse la souffrance dans les métiers de l'aide et la relation. La vulnérabilité et complexité des situations rencontrées impactent les professionnels et les équipes. A cela s'ajoutent des enjeux contemporains :critères de rentabilité, logiques de résultats, restrictions budgétaires, dévalorisation des métiers du care…qui montrent que les répercussions dont l'épuisement au travail relèvent de causes systémiques, structurelles, collectives et macrosociales. Reprendre souffle passe donc inévitablement par le collectif.
En tant qu'intervenant accueillant des enfants et leurs familles, on peut tous avoir des inquiétudes par rapport à un enfant. En cas de doute d'une situation de maltraitance, il est important de ne pas rester seul, d'en parler. Cette affiche rappelle les éléments auxquels porter attention et le réseau à qui s'adresser en Fédération Wallonie Bruxelles.
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La parole de l’enfant doit être respectée, c’est une certitude. Mais l’entendre s’inscrit dans une réalité complexe : être à l’écoute, accueillir son avis, prendre en compte son point de vue, l’accompagner dans sa décision. Cette complexité est encore plus présente dans le cadre de la maltraitance parce que le professionnel pourrait être partagé entre, d’un côté, l’aménagement d’un espace favorable à la confidence et, de l’autre côté, l’obligation de partager avec d’autres tiers en vue d’assurer la protection de l’enfant.
L’enfant, même très jeune, est à considérer comme compétent de sa parole, [Lire la suite]
[Extrait de texte] Ne pas rester seul
Le dévoilement d’un enfant, le doute face à des signes inquiétants qu’il montre, appellent chacun de sa position professionnelle à mobiliser des moyens pour protéger l’enfant. Aussi, signifier à l’enfant que le professionnel, au même titre que tout adulte, est soumis à des lois qui imposent parfois le relais auprès d‘autres professionnels ou auprès de la hiérarchie, donne la possibilité d’ouvrir la relation à des tiers, de sortir du secret dans lequel l’enfant se sent enfermé…Ne pas rester seul avec ses inquiétudes ou une parole déposée par un enfant est un principe à organiser en tenant compte des ressources et des règles mises en place au sein de chaque institution. Les situations de maltraitance nécessitent des échanges et des réflexions avec des tiers : le directeur, les collègues, un médiateur, l’assistant social de l’institution…
Répondre aux besoins de continuité et de sécurité de l'enfant appelle à une permanence des équipes éducatives. Cette pérennité du personnel crée un cadre sécurisant et pour les professionnels et pour l'enfant. Sans quoi, le risque, présent dans toute institution, est de « lâcher » psychiquement l’enfant. Et, il importe de donner l’occasion à l’enfant de « faire l’expérience de soi-même dans la continuité d’être » (Winnicott)... [Lire la suite]