Bébé secoué

Bébé secoué

Terme associé: 
Pleurs du bébé

[Livre] Guide pour prévenir la maltraitance

Auteur: 
Numéro de collection: 
71

Ce guide vise à rendre compte de la réalité complexe qui se présente aux professionnels de l’enfance confrontés à une situation de maltraitance : voir des signes ou recevoir des informations qui les inquiètent. Car, la maltraitance n’est pas un phénomène univoque : elle prend des formes et des degrés de gravité très variables. Ce texte présente l’essentiel des données actuelles concernant les mauvais traitements physiques, les négligences, les abus sexuels et la maltraitance psychologique.
Disponible en librairie, en Belgique et en France. 
Ce livre reste disponible en téléchargement (version pdf et epub).

[Livre] La maltraitance infantile, par delà la bienpensée

Numéro de collection: 
67

[...] La notion de maltraitance est, tout d’abord, parfois fort difficile à affirmer, et c’est toute l’expérience du clinicien qui est ici sollicitée afin de pouvoir repérer les bizarreries de la sémiologie ou les réactions parentales atypiques voire incompréhensibles du point de vue de la logique relationnelle élémentaire.

En tout état de cause, il faut savoir que l’enfant cherche souvent à protéger ses parents maltraitants, ce qui complique encore le repérage, et que de toute manière le clinicien n’est pas en position de policier ou de magistrat, son rôle étant seulement de pointer l’hypothèse de maltraitance

Mais, par ailleurs, pouvoir reconnaître la maltraitance suppose de savoir reconnaître notre propre ambivalence envers l’enfance, et ce d’autant plus que c’est précisément cette ambivalence qui se trouve en partie à l’origine de nombre de vocations de professionnels œuvrant dans le champ de l’enfance. [...]

In, Bernard Golse, "La maltraitance infantile, par delà la bienpensée", Temps d'arrêt, yapaka, p 33,  2013

[Texte] Que faire quand un bébé n'arrête pas de pleurer ?

Sourire aux anges,  un moyen précieux du bébé pour exprimer son état de bien-être, suscite une réponse chaleureuse du parent dont le bébé bénéficie en retour. Sur une même modalité de régulation réciproque, les pleurs, en l’absence du langage, sont un mode de communication essentiel au bébé.  Son parent apprend peu à peu à les comprendre, à les décoder, à faire la différence entre les pleurs qui signalent la faim, l’inconfort, une douleur de reflux, le besoin d’être pris dans les bras, une émotion débordante…
Et l’enfant fait progressivement l’expérience [...]

[Texte] Secouer un bébé peut être très dangereux

Quelle que soit sa demande, les pleurs sont le moyen privilégié d'expression du bébé. Cependant, ces pleurs présents de manière quasi permanente dans le quotidien d'une famille peuvent réellement envahir l'espace nécessaire à chacun. Parfois la tension déborde et s'exprime vis-à-vis du bébé pleureur que l'on prend et que l'on secoue. [...]

Texte paru dans "Points de repère pour prévenir la maltraitance", septembre 2021

Malmener ou brutaliser un bébé : impensable ?

La vulnérabilité du petit d'homme suscite immanquablement l'idée qu'une prévenance particulière à son égard est de mise. Et pourtant…

Le bébé met à jour, et de façon exacerbée, l'ambivalence humaine, la polarité des émotions qui nous animent. On peut se sentir émerveillé et attendri devant un bébé sage ou endormi dans les bras, mais se sentir agressif et rancunier lorsque ce même bébé interrompt sans cesse nos nuits, pleure en continu, refuse de s'alimenter…

[Vidéo] Secouer un bébé est très dangereux

Marc Gérard (02:36), pédopsychiatre, explique en quoi secouer un bébé relève d’une maltraitance dont les conséquences sont graves pour le bébé, dont la fragilité notamment du cerveau entraine des hématomes sous-duraux pouvant parfois entrainer la mort. En tant que parent ou adulte, le risque d’être débordé par un bébé inconsolable appelle à solliciter de l’aide, à ne pas rester seul.  La prévention prend appui sur deux aspects essentiels : [Lire la suite]

[Vidéo] Comment comprendre qu’un parent brutalise son bébé ?

Reine Vander Linden (04:31), psychologue clinicienne. explique combien la parentalité polarise des émotions extrêmes : l'émerveillement face à son bébé qui dort, qui lui sourit, la joie et les émotions extrêmement négatives que peuvent susciter les pleurs d'un bébé.. Tout professionnel, doit pouvoir dire aux parents que ce sentiment d'être à bout, d'imaginer des scénarii violents, est universel, qu'il ne faut surtout pas en avoir honte.

 Imprimer la page