Etre parents, c'est... être traversé par tant de sentiments

"L'arrivée de mon bébé était un moment tellement rempli d'amour mais des semaines tellement épuisantes aussi"...
"Pouvoir comprendre que la fureur qu'on peut ressentir parfois, l'énervement, ça passe"...
"L'arrivée de notre fils était un chamboulement de vie complet, on attendait ça depuis des années"...
"On apprend à se connaître entre parent et enfant, parfois, ça met du temps"

Jennifer, maman de trois enfants

Kadiatou, maman de deux filles

David, papa de deux enfants

Aude, maman de Merlin et Félix

 

Voilà un sujet qui fâche : que quelqu’un ose dire qu’il n’aime pas être parent. Qu’il pense s’être trompé de parcours.
Qu’il n’avait pas imaginé ce que cela lui demanderait de résistance à la fatigue, de patience, de renoncements, de questionnements, de disponibilité physique et psychique… Qu’il n’a pas aimé la période « bébé » ou, au contraire, qu’il supporte difficilement que son enfant quitte la petite-enfance et évolue vers la puberté. De telles réflexions gênent. Celui qui ose en parler peut alors s’entendre dire : « M’enfin, tu l’as voulu, tu l’as eu, à toi d’assumer ! » Mais cette formule toute faite n’aide vraiment pas. Au contraire. Car elle renvoie le parent à sa solitude. Parfois son désappointement et sa culpabilité peuvent être si pesants qu’ils le conduisent déjà à se détester lui-même ou à détester l’enfant. Ces sentiments nous traversent tous par moments.

Mais quand ces vécus prennent trop de place, mieux vaut ne pas rester seul avec eux. Parlons-en à un proche ou un professionnel, quelqu’un qui soit en mesure d’entendre la complexité de ces émotions pour nous aider à y faire face. 
Extrait du livre "Etre parents, c'est..."                                                                                                                                                              

 
Ce tourbillon d'émotions peut fragiliser, épuiser même les parents. "Ne pas y arriver c'est culpabilisant, surtout avec les réseaux sociaux où beaucoup étalent leur semblant de perfection... On se dit "Mais pourquoi moi je n'y arrive pas ?" Il n'y a tout simplement pas assez d'heures dans une journée et pas assez de jours dans la semaine pour tout faire."  Une enquête réalisée par Yapaka auprès de 280 parents* montre à quel point les parents se sentent aujourd'hui sous haute pression. Cette enquête met aussi en évidence l'importance de la solidarité et des relais dans ces difficultés. "Ce qui m'a aidé, c'est surtout l'entourage car on est pris dans une spirale qu'on ne voit pas, ce sont les personnes extérieures qui vous font prendre conscience de votre état d'épuisement et qui vous aident."
 

Coup de pouce

Parfois, demander un coup de pouce à un professionnel (qui écoute en toute confidentialité) aide à mieux comprendre son enfant et pourquoi, en tant que parent, on peut se sentir à bout et très seul. De même quand les émotions difficiles reviennent régulièrement, il est intéressant de s’interroger sur leur origine. Parfois, de très loin, d’il y a fort longtemps, du temps où on était soi-même enfant et qu’on ne comprenait pas la colère, la violence ou la dépression de ses parents. En parler est difficile, parfois douloureux, mais ça libère du poids que l’on porte en soi. 

Trouver de l'aide auprès d'un professionnel.

*Consultez l'intégralité de l'enquête Epuisement & Ressources parentales réalisée par Yapaka

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